1. Histoire de la chapelle

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Ce que l’on sait astheura sur la Chapelle

les archives de Cessieu ont péri dans l’incendie du presbytère
rendant la datation de la chapelle hypothétique
en voici les grandes lignes
Nous n’en connaissons l’histoire et les petites histoires que pour les XIX et XXème siècles.

N. B. les liens (en bleu) renvoient aux articles du blog : clic droit pour les ouvrir

XIIIème : édifice militaire

on la dit remonter aux croisades

Argument de convenance : situation sur la colline dominant vingt deux villages (actuels), le couloir de la vallée de la Bourbre était plantée d’édifices fortifiés tout au long, de Bourgoin à la Tour du Pin qui barre la vallée, trouvant à toute les époques un enjeu guerrier : des luttes territoriales entre l’Empire / la Savoie et le Dauphiné, puis des batailles féodales, la route vers l’Italie à la Renaissance, et les guerres de religion. Les coteaux étaient clairement dégagés par les vignes, il aurait été malheureux de se priver d’un tel avantage. De fait les coteaux Sud de la vallée proposent encore une série de châteaux : Cuirieu, Vallin, Quinsonnas, Serezin de la tour, alors que ne restent du côté Nord de la vallée que la tour de Romanéche.

On parle même d’une origine antérieure puisque les trois villes de Bourgoin, la Tour du Pin et Cessieu ont une origine romaine, la voie romaine passant en contrebas. Notez ainsi que la Tour de Romanéche a des bases romaines. Les traces de villa-s romaines sont nombreuses dans les environs.

Contra : aucune trace ni architecturale ni scripturaire.
Cette attribution peut provenir de l’influence de sa silhouette, qui évoque une belle tour de guet / sarrasine

Confusion avec la légende des trois chapelles.
Peu importe ici l’existence de titres pour la faire remonter aux croisades, le fait qu’on ait fait bénéficier la chapelle saint joseph de cette légende, est une preuve qu’elle a partagé la même importance, le même rôle que les trois chapelles. On les a associées.

XVème : chapelle seigneuriale des Torchefelon

* la vox populi l’affirme : le Maréchal de Torchefelon et sa femme Jeannette de Paladru ont élu sépulture dans la chapelle.
* deux niches à l’entrée indiqueraient la présence des deux sépultures
* écrits du docteur Denier.

* Qui était le Maréchal de Torchefelon [article à venir]

Appréciation :
Le Maréchal de Torchefelon n’est pas connu en dehors des milieux érudits, aussi important qu’il ait pu être ainsi que sa famille, il n’appartient pas à la culture générale. Par suite une telle attribution funéraire ne s’invente pas, contrairement à une origine dite romaine, croisée ou templière de la chapelle.
D’autre part cette affirmation fait l’objet d’une transmission qui semble ancienne, puisque l’on dispose deux niches à l’entrée de la chapelle, hapax architectural dans la région, avant le XIXème.

Pour possible qu’elle puisse être cette attribution est hautement improbable.

1. Le terme « chapelle » dans le cas qui nous occupe ne désigne pas habituellement un édifice architecturalement distinct, mais une fondation i.e. une chapelle latérale, dans un bas-côté de l’église paroissiale.
Voyez la disposition à Saint Sorlin en Bugey ou à la primatiale Saint Jean.
– ou moins probablement (car on n’a pas connaissance de chapelle : infra) au sein de la Maison Forte du Chatelard.

2. Et Mgr de Vienne, lors de sa visite pastorale à Cessieu en 1705, la mentionne a contrario comme une chapelle « sans fondation, mais faisant l’objet d’une grande dévotion » [infra].

3. Aucun document ne transmet cette croyance, pas même le docteur Denier n’y fait allusion, alors qu’il s’attache justement à inclure ce genre de dits comme des faits avérés. Il n’y a que dans les téléfilms, les romans de chevalerie et la littérature scout que l’on voit se transmettre oralement des vérités secrètes sur des faits datant de 500 ans.

4. Enfin la nature même des choses conduit à mettre en doute l’idée de se faire dédier une chapelle funéraire en haut d’une colline, loin de toute habitation, voyez par exemple : fin XVIIème la dernière branche des Torchefelon fonde à Sérézin une « chapelle » destinée à accueillir les dépouille de ses descendants : il s’agit d’une chapelle latérale dans l’église paroissiale.

XVIème : 

* Georges de Torchefelon fils du Maréchal fonde une chapelle Notre Dame en 1517.
Ce peut être une chapelle dans l’église paroissiale ou dans le Chatelard.

L’hypothèse d’une chapelle dans le Chatelard est moins sûre qu’une fondation dans l’église paroissiale ou que l’érection d’un bâtiment spécifique, pour ce qu’une description du Chatelard en 1560 ne donne aucune mention de chapelle.

XVIIème :

* Leg Pierre de Musy, Président du Parlement de Metz, co-seigneur de la Tour du Pin : 300 livres en 1610 pour l’agrandissement et [consolidation ?] de la chapelle de Saint Joseph située au dessus le bourg de Seyssieu.

* la chapelle serait mentionnée dans le parcellaire de Cessieu, document daté de 1638 [article à venir]

* M le conservateur alain de Montjoye confirme la datation de la partie Est (le sanctuaire) de cette époque, indiquant qu’elle était voutée.

* une dalle portant la date 1647 est exhumée lors des travaux qui suivent la seconde guerre mondiale, insérée dans le degré de l’autel, l’emplacement figure, mais elle a disparue ces dernières années.

XVIIIème

* l’archevêque Armand de Montmorin, lors de sa visite pastorale à Cessieu en 1705, la mentionne comme une chapelle « sans fondation, mais faisant l’objet d’une grande dévotion » [article à venir]

* La chapelle figure sur la carte Cassini levée 1758 [article à venir].

* La chapelle est convertie en grange pour être préservée des saccage de la fureur antireligieuse durant les troubles révolutionnaires, l’Armée du Midi établit ses campements à Cessieu en Juillet 1792.


XIXème

* la chapelle figure de façon bien visible sur le plan cadastral napoléonien de 1837, dans sa volumétrie actuelle, épaulement compris. [article à venir]

* Restauration par le curé Georges [article à venir] qui la transmet à ses quatre neveux sous condition qu’ils subviennent à toutes les réparations et à l’entretien de cette chapelle et de faire célébrer le service annuel et perpétuel fondé par M Joseph George, curé de St Sorlin, et ceci par l’affectation des revenus d’exploitation de la parcelle de bois.

* Cette condition étant expressément visée et reportée dans les partages successifs au XXème.

XXème – Consultez la page : mémoire des anciens

Les témoignage des curés lors des enquêtes diocésaines semblent indiquer un relatif délaissement des édifices.

Question : avez vous des chapelles publiques ou privées sur votre paroisse ? sont elles érigées régulièrement ?
Question : y observe t on les règles liturgiques pour les offices, les ornements, la lampe ? Les hosties sont elles renouvelées régulièrement ?

Le 17 mars 1918, le curé Hugonnard répond : une chapelle de la Salette et une chapelle dédiée à saint joseph. On n’y fait aucun exercice religieux.
Le curé Micoud-Terreau répond le 22 mars 1922 : non.
Les 24 avril 1926 et 16 mai 1938 il laisse en blanc la réponse.
Le 7 juin 1942 le curé répond oui à la seconde question.

Les deux chapelles ne servent pas non plus au catéchisme, on mentionne expressément les jours et lieux où les cours se tiennent : à l’église paroissiale.

Dans une enquête diocésaine non datée mais postérieure à 1942, le curé inconnu mentionne : chapelle N. D. de la Salette on y dit la Messe une fois par an.
De fait le Curé Micoud-Terreau les années 1920 y fait tenir lieu un pèlerinage annuel à l’occasion de la célébration des apparition de N. D. de la Salette, avec prédication assurée d’un religieux différent à chaque fois. Voyez les chroniques du curé Micoud-Terreau pour la description d’une de ces journées.

Après la seconde Guerre Mondiale

La chapelle est reprise : notamment peinture intérieures du peintre hollandais Cor van Geleuken, et elle sert pour le catéchisme des enfants, le 19 mars pour la Saint Joseph un capucin vient présider aux cérémonies sacrées, adressant le prêche des branches du chêne, on y organise des processions. Consultez la page : mémoire des anciens

Puis elle tombe en ruine les dernières décades du siècle, triste hypêthre.

XXIème

Octobre 2011 : la restauration se continue pour le XXIème siècle.

avril 2012 : la création du sentier des deux chapelles :
parcourir des kilomètres sans un centimètre de bitume, et la seule trace du passé vinicole du coteau pourtant l’un des plus renommés des Terres Froides et explication du blason de la ville.

Histoire de la Restauration actuelle

Nous vous invitons à commencer la lecture du blog du premier article : afin de vous mettre dans la situation dans laquelle nous nous trouvions à la veille des travaux.

De sorte que vous puissiez au fil des articles découvrir comme nous l’avons vécu, les interrogations, les recherches, les aléas, ce qu’était la chapelle, et ce qu’elle pourrait devenir, imaginer les décisions, les choix à faire, et faire des suggestions.
Retournons dans la passé, en octobre 2011 : la chapelle est une ruine au fond d’un bois.

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