2. souvenirs des anciens

Sain Jose abnate !

sources : « la blibliothèque des cigales »

[dernière retouche samedi 22 mai 2015]

I. la bna et les cercueils flottants
II. le capucin perché
III. Peintures intérieures par Cor van Geleuken
IV. Le curé Bouvier et Nathalie Bolze
V. St Joseph protecteur des aviateurs : ex voto planant
VI. L’ermite de saint Joseph
VII. le fantôme de Torchefelon et chêne St Joseph de la forêt de Vallin

I. la bna et les cercueils flottants

Quand du fait de la sécheresse, la salive ne venait plus aux lèvres, les cessieutois y posaient à la place une invocation : sain jose abnate !

Que signifie le patois la Bna ? on dit couramment que c’est la pluie tout simplement. Mais il s’agit de la hotte des vignerons : invocation imagée : saint Joseph faites pleuvoir comme à pleines hottes de raisins. Saint Joseph envoyez la pluie.

L’exemple de la chapelle Saint Hugon nous fait comprendre :

Autrefois, quand la sécheresse sévissait, les habitants de Châtonnay n’hésitaient pas à parcourir 9 kilomètres à pied (aller-retour) pour se rendre en pèlerinage à la chapelle de Saint Hugon. Là, ils demandaient à Saint Hugon de leur envoyer la pluie.
La confiance dans le saint était telle que paraît-il, certains emportaient avec eux un parapluie, persuadés qu’ils seraient exaucés, et qu’ils se mouilleraient sur le chemin du retour.           Extrait tiré du site de la commune de chatonnay

La conjugaison au conditionnelle est inadéquate : les gens viennent encore en 2012 la première semaine d’août, avec leur parapluies ; et les anciens n’étaient pas plus bêtes que nous, s’ils faisaient effort c’est qu’ils y avaient profit.

La chapelle Saint Joseph bénéficiait de cette même grâce aquifère, non seulement par l’invocation sain jose abnate qui devait être partagée comme une façon de dire, mais par des pèlerinages comme à saint Hugon.

L’on attribue au trop grand succès de l’un de ces pèlerinage pour obtenir la pluie la translation du cimetière. Ce jour les prières furent exaucées, au delà de ce qu’on souhaitait, le cimetière inondé, les cercueils flottèrent jusqu’au centre de la place.
Pour éviter la reproduction de cet événement, sans soupçonner le réchauffement climatique, qui rendra plus impérieuse l’abnate, le cimetière fut déplacé entre 1890 et 1894.
P1010490 (Copier)
[à venir : le détail de la translation du cimetière dans les archives municipales]

II. le capucin perché

Le 19 mars était solennisé par une procession, le service sacré et les vêpres, assurés par un Capucin venu de Lyon.

La procession empruntait un chemin, taillé dans le bois quelques jours avant par les enfants, partant de l’angle Nord-Est de la parcelle.

Les premières vêpres pouvaient être célébrées à la chapelle de la Salette, et un jour que la procession empruntait le tracolet que nous avons remis à jour, un jeune cruciféraire qui ouvrait la procession accrochât le christ de la croix de procession (à une branche d’arbre ?), qui tombât par terre. Instant de silence, le Fr. Félix prononça : cette fois le christ ne se relèvera pas de la terre… et l’on continua la montée.

Devant l’affluence, le capucin grimpait dans le tilleul, et adressait la prédication d’une de ses branches, et c’est une image qui a marqué les esprit.

Quelques années après que la réfection de la chapelle fut bien avancée, un personnage s’est présenté, avec une poignée de pieces de monnaie : alors enfant, au pied de l’arbre, il avait vu ces pieces tomber de la poche du capucin alors qu’il montait dans le tilleul…
[Photo]

On voit sur la photo les enfants revêtus de l’habit capucin, peut être au terme de la retraite de préparation à la première communion. Mlle Bolz hébergeait gracieusement les jeunes retraitants pour la durée de la retraite qui varie selon les souvenirs mais d’au moins trois ou quatre jours.

En 1952 il s’agit du Fr. Félix, avec un assistant, le Fr. Ludovic. Dans les années 1965 un autre capucin restera un an et demi comme desservant de la paroisse, le Fr. Alphonse-Marie.

Lettre des archives des Capucins :

data:  10 luglio 2012 18:12
oggetto:  RE: archives Fr. Felix mission en 1952 à Cessieu – 38110

Cher Monsieur,

Les éléments que vous nous donnez nous laissent vraiment penser que les Pères capucins qui venaient à Cessieu, étaient bien effectivement des Pères de la province capucine de Savoie.
Peut-être les noms de Félix Tisserand, ou de Ludovic de Villaz vous
disent-ils quelque chose? Ce sont des Pères Capucins contemporains de l’époque qui vous intéresse, connus pour être des prédicateurs, et qui allaient volontiers prêcher alentours.
Les archives de la province de Savoie sont pour la plupart regroupées au couvent de Paris (peut-être en reste-t-il au couvent d’Annecy, qui va fermer très prochainement?).
Cependant, ainsi que je vous l’indiquais lors de mon dernier mail, les documents du fonds de Savoie ne sont pas très fournis ni complets (notamment, nous n’avons pas toujours les « journaux » des couvents, qui retracent la vie quotidienne de chaque couvent et dans lesquels sont consignés les faits et gestes des frères de la communauté…), et nous n’avons, pour le moment pas trouvé trace de Cessieu dans nos archives.
Pour répondre à une de vos questions, il semble bien en effet, qu’autrefois, il y avait des « districts » de prédication, des territoires, dépendant de chaque couvent. Mais dans les années 1950-60, ce phénomène est moins vrai…

III. Cor van Geleuken : les Peintures intérieures


Une page est dédiée aux peintures intérieures de la chapelle : clic
.

Ce chapitre sera plus développé en paralléle à la réalisation de publication sur Cor van Geleuken.

Voyez
* l’article du Dauphiné Libéré de l’époque : clic.
* la visite d’un des fils de Cor à Cessieu : clic.
* extrait d’un dossier de demande subvention clic.
* témoignage de M Bernard Pierre Charpentier sur Cor qui fut à l’origine de sa vocation d’artiste peintre

  • Une traduction en français de la monographie hollandaise sur Cor est en cours de réalisation.

IV. Mlle Nathalie Bolze
et le Curé Bouvier

Mlle Bolze : cliquer ici

Quelques mots sur le curé Bouvier. [en cours de rédaction]

V. Assistez nous du Haut du Ciel et preservez nous de tout danger :
le protecteur des aviateurs

Voici un simple résumé de l’article à lire in extenso avec les documents ici : clic.

Une maquette de planeur était suspendue dans la chapelle, en ex voto, devant la peinture qui représente le terrain d’aviation de Cessieu avec un phylactère énnonçant :  Preservez nous de tous les dangers.
Une nouvelle maquette en cours de réalisation sera installée de façon officielle par des pratiquants du terrain d’aviation.
Accident Avion 2-3 (Copier)

 

VII. L’ermite de Saint Joseph

On raconte que vivait un ermite à proximité de la chapelle. A quelle époque ? seuls se transmettent des souvenirs.

Lors que la chapelle N. D. de la Salette fut restaurée la première fois, sous l’impulsion de l’abbé Vaudaine, dans les années 1970, elle comportait une pièce au nord qui fut détruite pour y loger le chœur de l’actuelle chapelle. L’abbé Vaudaine tenait que cette pièce était à usage de l’ermite dans le temps.

On raconte que la veille de sa mort, conscient que son parcours terrestre prenait fin, il fit demander à la statue de saint Joseph située dans le chœur de la chapelle, afin de trouver soutient dans cette dernière épreuve. Personne ne put déplacer la statue de la niche. Inamovible. Le lendemain un enfant vint pour prendre la statue et la disposer auprès du corps de l’ermite, surprise, il la souleva : elle n’était pas fixée.

Notez bien, maintenant, que nous sommes tous témoin que cette statue n’était plus : plus dans les ruines de la chapelle, personne ne l’avait récupérée,  pas dans le clocher de l’église de Cessieu, ni dans la cure, rien nulle part.
Mais au jour où M Nezan a présenté un saint Joseph qu’il avait trouvé et restauré, afin qu’on l’installe dans la niche, faute de mieux, et bien nous avons trouvé, dans le clocher, pourtant amplement parcouru et fouillé LA statue de Saint Joseph de la chapelle ! Incroyable n’est il pas ? clic ici.

Notez qu’au XIXème à Bourgoin comme à Chabons, Dolomieu, Voreppe vivaient aussi des ermites, parfois photographiés ainsi Marie Bâton à Voiron.

Sous N.D. de Vouise vivait aussi une ermitesse : Marie Bâton Rochas :

Sommairement installée dans une excavation naturelle, elle menait une existence de recluse, qu’elle partageait entre la prière et ses quelques volatiles…
Elle occupa son abri de fortune au pied de la statue à partir de 1902…
Certains documents datés tendraient à prouver que l’ermite de Voiron occupait toujours les lieux en 1911…
Aussi étonnant que cela puisse paraître, « Marie-Bâton » était propriétaire de ce secteur qu’elle avait acheté à crédit sur vingt ans…
Voyez le passage entier et six belles photos la représentant.

La chapelle de N. D. de Milin donne à voir une cippe qui mentionne :

Ici repose Geneviève Jullien née le 5 aout 1806 décédée le 16 février 1890 pendant sa vie elle s’est dévouée à et à faire embellir cette chapelle.

à Bourgoin la carte postale mentionne : Emile Baptise, il vit du produit de sa pêche, l’une de ces cahutes lui sert l’été l’autre l’hiver. Âgé de plus de 60 ans, il habite ces huttes depuis plus de 30 ans.

VIII. L’énigme
du fantôme de Torchefelon et du
chêne saint Joseph de la forêt de Vallin

 

ce n’est pas la clé de l’énigme mais celle de la chapelle.

Une réflexion sur « 2. souvenirs des anciens »

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